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Les aromatiques se plantent de septembre à mai, selon l’espèce et les dernières gelées

Éloïse Duquenne-Lavergne 9 min de lecture
Quand planter des plantes aromatiques, septembre à mai : basilic, thym, sauge en pot

La période pour planter des plantes aromatiques s’étend généralement de septembre à mai. Ce repère varie toutefois selon l’espèce, le climat et l’état du sol. Le basilic attend la fin des dernières gelées, tandis que le thym, le romarin ou la sauge peuvent être installés en automne ou au début du printemps. Une terre gelée, détrempée ou trop sèche compromet davantage la reprise qu’une plantation décalée de quelques jours.

Le bon moment dépend d’abord du type d’aromatique

Avant de choisir une date, identifiez le cycle de vie de la plante. Une aromatique annuelle vit une seule saison. Une vivace reste en place plusieurs années. Une bisannuelle développe surtout son feuillage avant de monter en graines. Cette différence explique pourquoi toutes les plantes aromatiques ne se plantent pas au même moment.

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1. Sur quels éléments portent les repères concernant les aromatiques ?

Le texte traite des types d’aromatiques et des périodes qui leur correspondent.

2. Quelle sensibilité du basilic est indiquée ?

Le texte indique que le basilic est sensible au gel.

3. Quels choix de saison sont abordés pour la plantation ?

Le texte met en regard le printemps et l’automne.

4. Quelles actions sont distinguées dans le texte ?

Le texte distingue les actions de semer, planter et repiquer.

5. Quels aspects de la motte font l’objet de repères ?

Le texte donne des repères sur la profondeur et la position de la motte.

6. Quel cas particulier de conduite est abordé ?

Le texte aborde la conduite des plantes en pot.

Corrections

Type de plante Exemples Période de plantation conseillée Point de vigilance
Vivaces Thym, romarin, sauge, ciboulette, menthe, origan De septembre à mai, hors gel et sécheresse Éviter les sols gorgés d’eau en hiver
Annuelles Basilic, aneth Au printemps, après les dernières gelées Très sensibles au froid
Bisannuelles ou souvent renouvelées Persil, cerfeuil, coriandre Au printemps ou à l’automne selon le climat Montée en graines rapide par temps chaud

Les vivaces : une période large, avec une préférence pour l’automne

Le thym, la sauge, le romarin, la ciboulette et l’origan peuvent être plantés de septembre à mai si le sol n’est ni gelé ni saturé d’eau. L’automne convient particulièrement à une terre légère et drainante. Les racines profitent de la saison fraîche pour s’installer, puis la plante repart plus facilement au printemps.

Dans un terrain argileux, compact et froid, attendez plutôt le printemps. Travaillez la terre lorsqu’elle est ressuyée, c’est-à-dire suffisamment sèche pour ne pas former de mottes collantes. Cette précaution améliore le contact entre les racines et le sol sans créer de zones asphyxiantes autour de la motte.

Les annuelles : après le risque de gel

Le basilic est l’exemple le plus sensible au froid. Plantez-le au printemps, à partir d’avril dans le sud lorsque les nuits sont devenues douces, et plutôt en mai dans la moitié nord. Une température inférieure à 0 °C peut endommager un jeune plant.

Un basilic acheté en jardinerie a souvent été élevé sous serre. Acclimatez-le avant de le planter : sortez-le quelques heures, à l’abri du vent, pendant plusieurs jours. Cette transition limite le choc entre une atmosphère protégée et les variations de température du jardin.

Printemps ou automne : choisissez selon votre sol et votre climat

Le printemps est la période la plus simple pour installer une grande diversité de plantes aromatiques. La terre se réchauffe, la croissance reprend et les jeunes plants disposent de toute la belle saison pour s’établir. C’est le choix le plus sûr dans les régions froides, en altitude et dans les jardins où l’eau reste longtemps après les pluies hivernales.

L’automne convient particulièrement aux vivaces adaptées aux terrains secs. Elles développent leur système racinaire avant les chaleurs estivales. Un thym ou une sauge bien enraciné résiste mieux aux épisodes de sécheresse qu’un plant installé tardivement au printemps. En climat méditerranéen, cette saison évite aussi une plantation en plein été, lorsque l’arrosage devient plus contraignant.

La réussite se joue d’abord sous terre. Si les racines rencontrent une terre meuble, aérée et drainée, elles explorent rapidement leur nouvel environnement au lieu de rester confinées dans la forme du godet. Cette installation réduit le dessèchement futur et les besoins d’arrosage. Un petit plant bien enraciné peut ainsi mieux se développer qu’un sujet plus volumineux planté trop tard dans une terre tassée.

Adaptez les dates à votre région

Dans le nord, l’est et les zones montagneuses, le risque de gel tardif retarde la plantation des annuelles et des espèces fragiles. Consultez les prévisions et attendez que les nuits restent durablement hors gel. Dans le sud, la saison commence plus tôt, mais l’été sec réduit la période favorable : installez les vivaces à l’automne ou très tôt au printemps.

En climat océanique, surveillez surtout le drainage. Le romarin, le thym et la lavande supportent mal un sol qui reste humide en hiver. Dans les zones de l’est et de montagne, certaines plantations peuvent commencer à la fin août ou en septembre pour les espèces adaptées, tandis que les régions plus douces permettent parfois d’attendre octobre.

Semer, planter en godet ou repiquer : trois gestes, trois calendriers

Semer consiste à partir de graines. Planter revient à installer un plant déjà formé, souvent acheté en godet. Repiquer signifie déplacer un jeune plant issu d’un semis vers son emplacement final. Le plant en godet donne un résultat plus immédiat. Le semis permet de choisir davantage de variétés et de produire plusieurs plants à moindre coût.

Quand semer les aromatiques ?

Les annuelles se sèment principalement au printemps. Le basilic peut démarrer dès mars en intérieur ou sous serre, puis être repiqué après les dernières gelées. Le persil, la coriandre et le cerfeuil peuvent être semés en place au printemps. La coriandre apprécie aussi les semis échelonnés, car elle monte rapidement en graines lorsque la chaleur s’installe.

Les vivaces se sèment hors des fortes chaleurs et des périodes froides. Évitez notamment juin, juillet et août, ainsi que les mois les plus froids, de décembre à février selon votre région. Le semis en intérieur ou sous abri permet de protéger les jeunes pousses, mais le repiquage doit attendre que les conditions extérieures soient favorables.

Installer un plant acheté sans le fragiliser

Arrosez légèrement la motte avant la plantation, puis creusez un trou de deux à cinq fois son volume. Ameublissez la terre sur environ 12 à 15 cm. Placez la motte au niveau du sol environnant : trop enterrée, la base de la plante risque de souffrir de l’humidité ; trop haute, elle se dessèche rapidement.

Rebouchez, tassez doucement avec les mains, puis arrosez pour mettre la terre en contact avec les racines. Laissez environ 30 cm entre les petits plants. Certaines aromatiques arbustives peuvent occuper jusqu’à 1 m² à l’âge adulte. Tenez compte de cet espace dès la plantation pour éviter de devoir déplacer une plante bien installée.

Pleine terre, pot ou jardinière : le support change la conduite

En pleine terre, regroupez les plantes qui ont des besoins proches. Le thym, le romarin, la sauge et l’origan préfèrent une exposition ensoleillée et un sol très drainant. La menthe, le persil et la ciboulette tolèrent mieux une terre fraîche et une mi-ombre légère, surtout dans les régions chaudes.

La menthe est vigoureuse. Un pot enterré ou une culture en contenant évite qu’elle ne colonise les plantations voisines. Cette solution simplifie aussi le contrôle de l’arrosage et permet de déplacer le plant si son exposition ne lui convient pas.

En pot, choisissez d’abord un contenant percé de 15 à 20 cm de diamètre. Ne laissez pas d’eau durablement dans la soucoupe. Utilisez un substrat drainant ; les billes d’argile ne remplacent pas les trous d’évacuation, mais peuvent compléter une installation adaptée. Pour les espèces méditerranéennes, allégez un terreau trop riche ou compact avec un matériau drainant.

Placez les plantes qui aiment le soleil dans un endroit recevant au moins 6 heures de lumière directe. Une jardinière exposée au sud peut toutefois sécher rapidement. Contrôlez alors l’humidité du substrat plus souvent qu’en pleine terre.

Les soins des premières semaines déterminent la reprise

Après la plantation, arrosez régulièrement sans noyer les racines. En pot, vérifiez le premier centimètre du terreau : s’il est sec, arrosez ; s’il reste humide, attendez. En pleine terre, les besoins diminuent lorsque les vivaces sont bien installées, mais une plantation récente reste sensible au manque d’eau.

  • Installez un paillage léger après la reprise pour conserver l’humidité et limiter les mauvaises herbes.
  • Protégez les annuelles fragiles si une gelée tardive est annoncée. Rentrez les pots ou couvrez temporairement les plants en pleine terre.
  • Pincez les extrémités du basilic pour favoriser la ramification et retirez les fleurs si vous privilégiez les feuilles.
  • Taillez légèrement le thym, la sauge et le romarin après leur reprise, sans couper dans le vieux bois dépourvu de feuilles.
  • Évitez les apports excessifs d’engrais. Un feuillage trop tendre est souvent moins parfumé et plus sensible.

Si un plant flétrit, ne concluez pas immédiatement à un manque d’eau. Vérifiez d’abord la motte : un sol détrempé peut asphyxier les racines et provoquer le même aspect qu’une sécheresse. Ajustez l’arrosage, améliorez l’écoulement de l’eau et respectez le rythme de chaque espèce. Ces gestes favorisent une reprise durable et des récoltes régulières.

Éloïse Duquenne-Lavergne

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